Adversaire* ou ennemi**?
La question peut se mettre au pluriel. J'ai reçu un commentaire assez curieux et pas très clair, contrairement à ce que semble croire son producteur, un certain bizz (à ma livraison «Que l'infâme s'exprime», dont le titre était emprunté à l'érudit Meddeb, tenant des propos infâmants).
Je crois qu'avant d'ouvrir les «hostilités» (il semblait vouloir m'ouvrir les yeux, or je ne suis plus myope depuis qu'on m'a opéré) il faut signaler d'où l'on parle.
Je veux dire qu'il est bon d'indiquer son point de point de vue. Pour éviter toute confusion et épargner aux donneurs de leçons l'effort qu'ils feraient pour me convaincre, je dois les prévenir qu'on ne me convainc pas.
Ou bien je reconnais la «vérité» d'une proposition de moi-même (je suis capable de réflexion) ou bien c'est peine perdue. On n'a jamais réussi à m'enrôler, à m'assimiler, à m'intégrer, à me convertir, à m'asservir, à m'acheter, à entraîner mon adhésion.
Je suis farouchement individualiste et je me suis toujours méfié des philosophes, qui se rapprochent, selon moi, des poètes. Ma méfiance devient de la suspicion avec les politiques et les militaires. En particulier, s'ils se présentent comme des administrateurs. Le spectre d'application d'administrer va du baptême à la correction (au sens de fessée).
De formation universitaire supérieure en sciences humaines, je ne considère même pas la «vérité scientifique» comme participant de la Vérité, dont il n'existe aucune preuve. Une donnée scientifique «vraie» est seulement conforme à l'état actuel des connaissances, ce qui veut surtout dire qu'elle est conforme aux théories dominantes. Il en va de même pour les idées. Les opinions et les croyances appartiennent à un no man's land du psychisme, même si elles usurpent le verbe qui devrait revenir à la pensée (ex. je pense que la terre est plate).
Dans le quotidien, les principes de vérification (généralisation, reproduction) des scientifiques ne sont pas un luxe. Comme en témoignent mes recherches taupesques de l'auteur de «know thy enemy». À ce sujet, je suis d'avis que traduire par adversaire, avec un article défini, en respectant sans doute l'esprit du livre, gêne la reprise sous forme de citation, avec ou sans dérive absurde.
L'adversaire n'est pas une entité abstraite (un genre, comme l'animal, ou une espèce, comme le schnauzer). Mes excuses à Leila Salem, mais je l'égratignerai un autre jour. Je pare au plus pressé. Vous jugerez sur pièces.
Schnauzer. La suite dans quelques heures.
*Personne qui est opposée à une autre dans un combat, un conflit, une compétition, un litige, un procès. - Personne hostile à [une doctrine, une pratique]. Petit Robert 2007.
**Personne qui déteste qqn et cherche à lui nuire. - Personne ou groupe qui s'oppose, cherche à nuire sur le plan politique social. - Personne qui a de l'aversion, de l'éloignement [pour qqch]. - Chose qu'un homme ou un groupe juge contraire à son bien. - Chose qui s'oppose à une autre et lui nuit. - Ceux contre lesquels on est en guerre, leur nation ou leur armée. Petit Robert 2007.
Je crois qu'avant d'ouvrir les «hostilités» (il semblait vouloir m'ouvrir les yeux, or je ne suis plus myope depuis qu'on m'a opéré) il faut signaler d'où l'on parle.
Je veux dire qu'il est bon d'indiquer son point de point de vue. Pour éviter toute confusion et épargner aux donneurs de leçons l'effort qu'ils feraient pour me convaincre, je dois les prévenir qu'on ne me convainc pas.
Ou bien je reconnais la «vérité» d'une proposition de moi-même (je suis capable de réflexion) ou bien c'est peine perdue. On n'a jamais réussi à m'enrôler, à m'assimiler, à m'intégrer, à me convertir, à m'asservir, à m'acheter, à entraîner mon adhésion.
Je suis farouchement individualiste et je me suis toujours méfié des philosophes, qui se rapprochent, selon moi, des poètes. Ma méfiance devient de la suspicion avec les politiques et les militaires. En particulier, s'ils se présentent comme des administrateurs. Le spectre d'application d'administrer va du baptême à la correction (au sens de fessée).
De formation universitaire supérieure en sciences humaines, je ne considère même pas la «vérité scientifique» comme participant de la Vérité, dont il n'existe aucune preuve. Une donnée scientifique «vraie» est seulement conforme à l'état actuel des connaissances, ce qui veut surtout dire qu'elle est conforme aux théories dominantes. Il en va de même pour les idées. Les opinions et les croyances appartiennent à un no man's land du psychisme, même si elles usurpent le verbe qui devrait revenir à la pensée (ex. je pense que la terre est plate).
Dans le quotidien, les principes de vérification (généralisation, reproduction) des scientifiques ne sont pas un luxe. Comme en témoignent mes recherches taupesques de l'auteur de «know thy enemy». À ce sujet, je suis d'avis que traduire par adversaire, avec un article défini, en respectant sans doute l'esprit du livre, gêne la reprise sous forme de citation, avec ou sans dérive absurde.
L'adversaire n'est pas une entité abstraite (un genre, comme l'animal, ou une espèce, comme le schnauzer). Mes excuses à Leila Salem, mais je l'égratignerai un autre jour. Je pare au plus pressé. Vous jugerez sur pièces.
Schnauzer. La suite dans quelques heures.
*Personne qui est opposée à une autre dans un combat, un conflit, une compétition, un litige, un procès. - Personne hostile à [une doctrine, une pratique]. Petit Robert 2007.
**Personne qui déteste qqn et cherche à lui nuire. - Personne ou groupe qui s'oppose, cherche à nuire sur le plan politique social. - Personne qui a de l'aversion, de l'éloignement [pour qqch]. - Chose qu'un homme ou un groupe juge contraire à son bien. - Chose qui s'oppose à une autre et lui nuit. - Ceux contre lesquels on est en guerre, leur nation ou leur armée. Petit Robert 2007.

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