«Un article islamophobe»*
Dans mon recensement d'amateur (je ne me sers pas d'un programme spécialisé, mais tout simplement de la fonction de recherche de Word), je n'avais pas compté la lapidation, pourtant coutumière de ces régions.
Ni exterminer, supplice, ni la spécialisation des supplices (brûler, battre, etc.). Et je ne parcourais qu'une version. 1 mettre à mort de plus. Lecture passionnante. Mais j'ai toujours détesté les prêches, les envoyés divins et les donneurs de leçons, même si j'ai une fâcheuse tendance à faire parfois sinon souvent le redresseur de torts.
J'ai déjà fait part de mes doutes à propos de la formation du lexème islamophobie. J'ai également remis en question la formulation de l'exemple qu'en donne Le Petit Robert, à l'entrée qu'il y consacre. La définition elle-même pèche par deux aspects au moins. Elle figure en note**.
Elle comporte un regrettable amalgame entre la religion et les gens qui la pratiquent. Si les pratiquants d'une religion peuvent faire l'objet d'un sentiment «raciste», et l'objet d'actes de malveillance, ce n'est la religion qui est visée.
Il est cependant parfaitement possible qu'une religion en expansion, considérée comme intolérante, devienne l'objet d'une crainte personnelle ou collective. En particulier si on apprend quel châtiment elle réserve à ceux qui choisissent de ne pas tenir compte de ses enseignements. Dans ce sens-là, il y a islamophobie.
Quant au traitement réservé à certains groupes sociaux, il est possible de parler de racisme, s'il y entre un élément racial, ethnique ou d'origine. Toutefois, la «discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins», se manifestant ou non «par des actes de malveillance», ne peut pas s'appeler islamophobie.
Mais il s'agit d'une injure dans les emplois (d'islamophobe) que j'ai pu relever, il est inutile de gloser sur la bonne formation du mot ou de la validité de son sens, puisque par définition, une injure n'a pas de sens.
Je viens d'apprendre que dès le 21 septembre, monsieur Pierre Rousselin, directeur-adjoint de la rédaction du Figaro s'aplatissait devant Al Jazeera. Il a déclaré que la publication d’un tel article était une erreur, que ce texte n’exprimait pas l’avis du journal et qu'il n’engageait que son auteur. À se cacher.
Les menaces sont à la mode. Danielle Bleitrach, que j'avais écorchée dans sa critique de Redeker (avant la tribune) est à son tour menacée de mort (pas par moi). Il ne s'agit cependant pas, de sa part, de propos critiques à l'égard de la religion, mais d'une prise de position idéologique et politique envers Israël. Son combat est légitime et toute atteinte à sa liberté de le mener par la «plume» est condamnable.
Il est regrettable que «Yahoo Groups» héberge l'auteur ou les auteurs de ces ignobles menaces.
Il semble, en outre, que monsieur Cekici Zeynel dont j'évoquais la tartine hier emprunte pas mal de ses idées à Leila Salem, collaboratrice du site legrandsoir. Mais je remets cette polémique potentielle à plus tard.
Terminons sur une note légère: désirant rafraîchir mes idées sur la notion de croyance, j'ai ouvert l'Encyclopædia Universalis à ce mot. Je commence à parcourir l'article, en commentant in petto le style vaseux de l'auteur. Spontanément, je me reporte à la fin: en voyant le nom, j'ai éclaté de rire (ça ne m'arrive pas si souvent). On a chacun ses bêtes noires. Eh bien, c'était signé Paul Ricoeur, le philosophe qui se mêlait de sémiotique... qu'il baptisait herméneutique: je me suis rabattu sur l'article «pensée».
Schnauzer. À suivre
*L.P. agence PAF, désignant la tribune libre de Robert Redeker dans le Figaro.
**«Forme particulière de racisme dirigé contre l'islam et les musulmans, qui se manifeste en France par des actes de malveillance et une discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins.» PR 2007.
Ni exterminer, supplice, ni la spécialisation des supplices (brûler, battre, etc.). Et je ne parcourais qu'une version. 1 mettre à mort de plus. Lecture passionnante. Mais j'ai toujours détesté les prêches, les envoyés divins et les donneurs de leçons, même si j'ai une fâcheuse tendance à faire parfois sinon souvent le redresseur de torts.
J'ai déjà fait part de mes doutes à propos de la formation du lexème islamophobie. J'ai également remis en question la formulation de l'exemple qu'en donne Le Petit Robert, à l'entrée qu'il y consacre. La définition elle-même pèche par deux aspects au moins. Elle figure en note**.
Elle comporte un regrettable amalgame entre la religion et les gens qui la pratiquent. Si les pratiquants d'une religion peuvent faire l'objet d'un sentiment «raciste», et l'objet d'actes de malveillance, ce n'est la religion qui est visée.
Il est cependant parfaitement possible qu'une religion en expansion, considérée comme intolérante, devienne l'objet d'une crainte personnelle ou collective. En particulier si on apprend quel châtiment elle réserve à ceux qui choisissent de ne pas tenir compte de ses enseignements. Dans ce sens-là, il y a islamophobie.
Quant au traitement réservé à certains groupes sociaux, il est possible de parler de racisme, s'il y entre un élément racial, ethnique ou d'origine. Toutefois, la «discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins», se manifestant ou non «par des actes de malveillance», ne peut pas s'appeler islamophobie.
Mais il s'agit d'une injure dans les emplois (d'islamophobe) que j'ai pu relever, il est inutile de gloser sur la bonne formation du mot ou de la validité de son sens, puisque par définition, une injure n'a pas de sens.
Je viens d'apprendre que dès le 21 septembre, monsieur Pierre Rousselin, directeur-adjoint de la rédaction du Figaro s'aplatissait devant Al Jazeera. Il a déclaré que la publication d’un tel article était une erreur, que ce texte n’exprimait pas l’avis du journal et qu'il n’engageait que son auteur. À se cacher.
Les menaces sont à la mode. Danielle Bleitrach, que j'avais écorchée dans sa critique de Redeker (avant la tribune) est à son tour menacée de mort (pas par moi). Il ne s'agit cependant pas, de sa part, de propos critiques à l'égard de la religion, mais d'une prise de position idéologique et politique envers Israël. Son combat est légitime et toute atteinte à sa liberté de le mener par la «plume» est condamnable.
Il est regrettable que «Yahoo Groups» héberge l'auteur ou les auteurs de ces ignobles menaces.
Il semble, en outre, que monsieur Cekici Zeynel dont j'évoquais la tartine hier emprunte pas mal de ses idées à Leila Salem, collaboratrice du site legrandsoir. Mais je remets cette polémique potentielle à plus tard.
Terminons sur une note légère: désirant rafraîchir mes idées sur la notion de croyance, j'ai ouvert l'Encyclopædia Universalis à ce mot. Je commence à parcourir l'article, en commentant in petto le style vaseux de l'auteur. Spontanément, je me reporte à la fin: en voyant le nom, j'ai éclaté de rire (ça ne m'arrive pas si souvent). On a chacun ses bêtes noires. Eh bien, c'était signé Paul Ricoeur, le philosophe qui se mêlait de sémiotique... qu'il baptisait herméneutique: je me suis rabattu sur l'article «pensée».
Schnauzer. À suivre
*L.P. agence PAF, désignant la tribune libre de Robert Redeker dans le Figaro.
**«Forme particulière de racisme dirigé contre l'islam et les musulmans, qui se manifeste en France par des actes de malveillance et une discrimination ethnique contre les immigrés maghrébins.» PR 2007.

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