L'effet Sarko 2 - la mémoire devoir ou obsession - la sarkolangue
Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, accuse l'opposition d'être "dans une hystérie" et d'utiliser "les mots comme des bombes qui ont uniquement pour objectif de détruire", alors que le chef de l'Etat invective ceux qui ne lui serrent pas la main. La morale au primaire ou la morale primaire ? Quand on pense à l'envers, il est difficile de s'imaginer ce que peut être l'endroit.
Sarko-le-Nabot est tellement agité qu'il est difficile à suivre. Ses méfaits et gestes occuperaient un scribe à plein temps. Il mérite l'expression de son écrivain préféré, Céline, agité du bocal. Il a en outre avec lui, beaucoup plus de choses en commun qu'avec de Gaulle, notamment le culte d'une certaine vulgarité.
Il a cependant failli disparaître dans la presse au Salon de l'agriculture, ce qui ne serait jamais arrivé à ce désormais historié Général, dont la grandeur ne s'arrêtait pas à son nez (on se souviendra du Mégalonose, dû à Michel Déon).
Seul point commun avec Sarko - la mégalomanie, et peut-être une conception roide du pouvoir (comme une trique). Histoire de Constitution aussi. L'un l'a refaite, l'autre (le nôtre) cherche à la contourner... à moins qu'il ne la connaisse tout simplement pas. Il s'énerve beaucoup, me semble-t-il, pour quelque vingt condamnés qui seraient l'objet de l'impossible rétroactivité qu'il cherche. Il a en outre une manière parfaitement sereine de réclamer une justice rétroactive : les criminels récidivistes seraient des monstres irrécupérables.
Vous avez été condamnés par la justice, et maintenant, vous êtes condamnés par le président de la république (pas de majuscule dans le cas de Sarko le nabot).
On savait depuis quelques jours qu'un/une des conseillers de l'Élysée était scientologue ou affilié/ée, mais il semble en outre que Xarcos (copie conforme de son patron Sarko) prenne conseil auprès d'un envoyé de la Corée du Nord, spécialiste de l'image des chefs d'État et de l'éducation (encadrement) des enfants, et qui aurait ses petites entrées au Palais.
L'hyperprésident est plus qu'un président, c'est un roi. À vous de décider de quoi. On le croyait américanisé, mais il y a autre chose. Bush junior, pas plus que Reagan, n'avait de fascination pour l'Histoire (sauf dans le cas de Reagan, celle de Hollywood). Cette obsession de ce qui s'est passé il y a soixante ans a quelque chose de freudien.
Chez Sarko, c'est aussi curieux que la langue qu'il parle. Encore devant les animaux, auxquels il n'a pas serré la patte, aujourd'hui, il a employé son verbe favori, au seul temps et à la seule personne qu'il connaisse.
Je veux... suivi de que, bien sûr. Et quand il ne le prononce pas, il le sous-entend. Qu'on arrête, dit-il, de... (le paradigme des choses qui lui déplaisent est un ensemble ouvert).
Curieux, disais-je, mais pas seulement par ses tics. Curieux, car il fabrique des mots. Historial avait disparu de la langue vivante comme adjectif (il était peu usité en 1918). Qu'à cela ne tienne, on en fait un nom, du jour au lendemain. Mieux que de dire une racaille plutôt que la racaille.
Un journaliste de RFI s'étonnait de l'apparition de fondamentaux comme nom. Mais n'oublions pas que Sarko a d'abord appris à singer les Américains. Chez eux, fundamentals est la traduction de fondement, foundation (suivi de garment) pouvant évoquer autre chose... qu'on n'enseignerait sans doute pas au primaire. Les fondamentaux de Sarko et Xarcos font double emploi dans tous les sens du terme, lexicalement et du point de vue de l'éducation. Sans doute se souvenait-il de la petite phrase de Céline qui est plus directe que l'allusion anglo-saxonne : « elle en éprouvait un mal affreux au fondement » (Céline), gracieuseté du Petit Robert.
Je suggère à ces deux tristes rigolos (pas Céline), d'avancer la rentrée scolaire prochaine et de faire faire la classe sur la Shoah par des survivants de la déportation. Ou mieux peut-être par d'anciens nazis. Traumatisons tous azimuts.
Quant aux classes spéciales sur la République, Sarko devrait s'en charger lui-même, puisqu'il connaît si bien la Constitution.
Français, dirait derechef Sade, encore un effort !
Sarko-le-Nabot est tellement agité qu'il est difficile à suivre. Ses méfaits et gestes occuperaient un scribe à plein temps. Il mérite l'expression de son écrivain préféré, Céline, agité du bocal. Il a en outre avec lui, beaucoup plus de choses en commun qu'avec de Gaulle, notamment le culte d'une certaine vulgarité.
Il a cependant failli disparaître dans la presse au Salon de l'agriculture, ce qui ne serait jamais arrivé à ce désormais historié Général, dont la grandeur ne s'arrêtait pas à son nez (on se souviendra du Mégalonose, dû à Michel Déon).
Seul point commun avec Sarko - la mégalomanie, et peut-être une conception roide du pouvoir (comme une trique). Histoire de Constitution aussi. L'un l'a refaite, l'autre (le nôtre) cherche à la contourner... à moins qu'il ne la connaisse tout simplement pas. Il s'énerve beaucoup, me semble-t-il, pour quelque vingt condamnés qui seraient l'objet de l'impossible rétroactivité qu'il cherche. Il a en outre une manière parfaitement sereine de réclamer une justice rétroactive : les criminels récidivistes seraient des monstres irrécupérables.
Vous avez été condamnés par la justice, et maintenant, vous êtes condamnés par le président de la république (pas de majuscule dans le cas de Sarko le nabot).
On savait depuis quelques jours qu'un/une des conseillers de l'Élysée était scientologue ou affilié/ée, mais il semble en outre que Xarcos (copie conforme de son patron Sarko) prenne conseil auprès d'un envoyé de la Corée du Nord, spécialiste de l'image des chefs d'État et de l'éducation (encadrement) des enfants, et qui aurait ses petites entrées au Palais.
L'hyperprésident est plus qu'un président, c'est un roi. À vous de décider de quoi. On le croyait américanisé, mais il y a autre chose. Bush junior, pas plus que Reagan, n'avait de fascination pour l'Histoire (sauf dans le cas de Reagan, celle de Hollywood). Cette obsession de ce qui s'est passé il y a soixante ans a quelque chose de freudien.
Chez Sarko, c'est aussi curieux que la langue qu'il parle. Encore devant les animaux, auxquels il n'a pas serré la patte, aujourd'hui, il a employé son verbe favori, au seul temps et à la seule personne qu'il connaisse.
Je veux... suivi de que, bien sûr. Et quand il ne le prononce pas, il le sous-entend. Qu'on arrête, dit-il, de... (le paradigme des choses qui lui déplaisent est un ensemble ouvert).
Curieux, disais-je, mais pas seulement par ses tics. Curieux, car il fabrique des mots. Historial avait disparu de la langue vivante comme adjectif (il était peu usité en 1918). Qu'à cela ne tienne, on en fait un nom, du jour au lendemain. Mieux que de dire une racaille plutôt que la racaille.
Un journaliste de RFI s'étonnait de l'apparition de fondamentaux comme nom. Mais n'oublions pas que Sarko a d'abord appris à singer les Américains. Chez eux, fundamentals est la traduction de fondement, foundation (suivi de garment) pouvant évoquer autre chose... qu'on n'enseignerait sans doute pas au primaire. Les fondamentaux de Sarko et Xarcos font double emploi dans tous les sens du terme, lexicalement et du point de vue de l'éducation. Sans doute se souvenait-il de la petite phrase de Céline qui est plus directe que l'allusion anglo-saxonne : « elle en éprouvait un mal affreux au fondement » (Céline), gracieuseté du Petit Robert.
Je suggère à ces deux tristes rigolos (pas Céline), d'avancer la rentrée scolaire prochaine et de faire faire la classe sur la Shoah par des survivants de la déportation. Ou mieux peut-être par d'anciens nazis. Traumatisons tous azimuts.
Quant aux classes spéciales sur la République, Sarko devrait s'en charger lui-même, puisqu'il connaît si bien la Constitution.
Français, dirait derechef Sade, encore un effort !
Libellés : démocratie, fondamentaux, historial, justice, morale, république, Sarkozy

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