Hail to the Danes!
Admettons que Carsten Juste, le rédacteur en chef du Jyllands-Posten, ait été maladroit début octobre quand il s'était déclaré "surpris" par les réactions très vives. "Que l'on puisse considérer des dessins somme toute inoffensifs comme aussi insultants me dépasse. Les musulmans vivant au Danemark doivent apprendre à connaître la liberté d'expression. Ils doivent notamment comprendre qu'il ne faut pas toujours prendre les choses trop au sérieux." (Cité par Rasmus Rgelund, repris par le Courrier international).
Au contraire, cher ami, il n'est décidément rien de plus sérieux que de s'en prendre au fanatisme. Et quelle idée de croire que le mot liberté ait cours chez les imams dont la préoccupation hors Islamie est d'assurer le règne universel de leurs croyances.
Kristine Bergström, dans sa Revue de presse parue dans le même Courrier international, cite le même journal quatre mois plus tard: "Si nous avions su que la publication des caricatures de Mahomet entraînerait la mort de plusieurs personnes et la mise en danger de la vie des Danois, nous ne les aurions bien entendu pas publiées", affirme le Jyllands-Posten, "le prix à payer pour cette initiative journalistique a été trop élevé".
Autrement dit, nous aurions reculé devant le chantage à la violence auquel se livre partout le communautarisme pervertissant les principes de la démocratie. La presse occidentale est déjà gangrenée. Darius Rochebin de la TSR demande à Cabu si c'était une bonne idée de jeter de l'huile sur le feu. On croit rêver.
Toujours selon la même, le Jyllands-Posten regrette que les mouvements islamistes danois concernés "l'ont emporté sur la liberté d'expression dans la mesure où, à l'avenir, les journaux danois seront extrêmement réticents à exprimer une opinion dont des fondamentalistes pourraient se servir afin de créer de la haine". Car, pour le quotidien, la véritable question à soulever est celle de la liberté d'expression, "la liberté la plus essentielle dans les démocraties occidentales".
En effet, c'est d'elle que découle la liberté de conscience, la liberté religieuse et la liberté de culte. Ces deux dernières ne constituent cependant pas une licence pour imposer par la violence des incroyances d'un autre âge. Voir La liberté d'expression est un blasphème
Kristine Bergström cite ensuite le journal danois Politiken pour lequel "le dialogue s'arrête là où la violence commence". D'après ce quotidien danois, selon elle, les manifestations, les incendies et les violences à l'encontre des Scandinaves dans certains pays "sont l'expression d'une agression contre la société ouverte et libre".
Pour Politiken, par conséquent, rapporte K. Bergström, il n'est plus pertinent de faire la distinction entre le droit de publier des dessins caricaturaux et le respect de la croyance d'autrui. "Le conflit porte désormais sur le choix entre un dialogue civilisé et une confrontation violente." Pour cette raison, écrit-elle, le journal conclut: "nous n'allons jamais accepter de compromis sur la société libre, quoi qu'il arrive".
Bergström termine sa revue de presse par le quotidien de centre droit Berlingske Tidende, qui, signale-t-elle, avait choisi de ne pas publier les caricatures, et qui souscrit à cette analyse en déclarant que "l'escalade de la crise n'a rien à voir avec la publication des dessins dans un journal danois" et "rien n'aurait pu être fait pour éviter les événements qui s'en sont suivis". L'explication des réactions violentes résiderait plutôt dans la situation interne des sociétés musulmanes, à savoir "le désespoir d'une population consciente d'être exclue du développement économique et culturel mondial". Selon elle, ce quotidien résume bien la position de la presse danoise en affirmant que "assumer nos points de vue ainsi que nos valeurs est certainement la réponse la plus forte et la plus digne à donner aux adversaires de la liberté". Voir le Courrier international.
Au contraire, cher ami, il n'est décidément rien de plus sérieux que de s'en prendre au fanatisme. Et quelle idée de croire que le mot liberté ait cours chez les imams dont la préoccupation hors Islamie est d'assurer le règne universel de leurs croyances.
Kristine Bergström, dans sa Revue de presse parue dans le même Courrier international, cite le même journal quatre mois plus tard: "Si nous avions su que la publication des caricatures de Mahomet entraînerait la mort de plusieurs personnes et la mise en danger de la vie des Danois, nous ne les aurions bien entendu pas publiées", affirme le Jyllands-Posten, "le prix à payer pour cette initiative journalistique a été trop élevé".
Autrement dit, nous aurions reculé devant le chantage à la violence auquel se livre partout le communautarisme pervertissant les principes de la démocratie. La presse occidentale est déjà gangrenée. Darius Rochebin de la TSR demande à Cabu si c'était une bonne idée de jeter de l'huile sur le feu. On croit rêver.
Toujours selon la même, le Jyllands-Posten regrette que les mouvements islamistes danois concernés "l'ont emporté sur la liberté d'expression dans la mesure où, à l'avenir, les journaux danois seront extrêmement réticents à exprimer une opinion dont des fondamentalistes pourraient se servir afin de créer de la haine". Car, pour le quotidien, la véritable question à soulever est celle de la liberté d'expression, "la liberté la plus essentielle dans les démocraties occidentales".
En effet, c'est d'elle que découle la liberté de conscience, la liberté religieuse et la liberté de culte. Ces deux dernières ne constituent cependant pas une licence pour imposer par la violence des incroyances d'un autre âge. Voir La liberté d'expression est un blasphème
Kristine Bergström cite ensuite le journal danois Politiken pour lequel "le dialogue s'arrête là où la violence commence". D'après ce quotidien danois, selon elle, les manifestations, les incendies et les violences à l'encontre des Scandinaves dans certains pays "sont l'expression d'une agression contre la société ouverte et libre".
Pour Politiken, par conséquent, rapporte K. Bergström, il n'est plus pertinent de faire la distinction entre le droit de publier des dessins caricaturaux et le respect de la croyance d'autrui. "Le conflit porte désormais sur le choix entre un dialogue civilisé et une confrontation violente." Pour cette raison, écrit-elle, le journal conclut: "nous n'allons jamais accepter de compromis sur la société libre, quoi qu'il arrive".
Bergström termine sa revue de presse par le quotidien de centre droit Berlingske Tidende, qui, signale-t-elle, avait choisi de ne pas publier les caricatures, et qui souscrit à cette analyse en déclarant que "l'escalade de la crise n'a rien à voir avec la publication des dessins dans un journal danois" et "rien n'aurait pu être fait pour éviter les événements qui s'en sont suivis". L'explication des réactions violentes résiderait plutôt dans la situation interne des sociétés musulmanes, à savoir "le désespoir d'une population consciente d'être exclue du développement économique et culturel mondial". Selon elle, ce quotidien résume bien la position de la presse danoise en affirmant que "assumer nos points de vue ainsi que nos valeurs est certainement la réponse la plus forte et la plus digne à donner aux adversaires de la liberté". Voir le Courrier international.
