23.3.05

François Mauriac nietzschéen

Le renversement nietzschéen de toutes les valeurs marque la frontière entre deux natures d'esprit, ceux pour qui le mal reste le mal et ceux aux yeux de qui il n'y a pas de faute, hors ce qui lèse la collectivité. Nouveaux Mémoires intérieurs. François Mauriac.

Ce qui est conforme à ce que disait Roger Martin du Gard: Le bien et le mal sont des distinctions arbitraires. Le rapprochement est fait par l'auteur du recueil qui fait également intervenir dans le débat muet le Paul Claudel du Soulier de satin : C'est le mal seul, à dire vrai, qui exige un effort, puisqu'il est contre la réalité.

Il faut distinguer, selon moi, le mal en acte et le mal jugé. Dans ce cas, la facilité va au mal en acte. Le mal jugé, acte potentiel quelconque, va à l'encontre d'une réalité idéologique religieuse. Il faut une vigilance de tous les instants aux porteurs des bonnes valeurs pour dénoncer le mal dans des actes sans caractérisation et même dans des actes bien inspirés. Mauriac a probalement tort d'assimiler mal et faute. Une faute peut très bien être une infraction à une règle où le correct (cf. faute de goût) remplace le bien. Il reste à maquer les degrés et la relativité, en plus des domaines d'application. Les énoncés simples sont souvent des pensées simplistes.