Falsus in uno, falsus in omnibus
Il s'agit d'un type de raisonnement privilégié par les négationnistes, selon Gord McFee (Why Revisionism isn't). On imagine les résultats de la correction d'une dictée avec un tel schéma mental, sans doute valable pour un calcul, mais dangereux en ce qui concerne l'appréhension de la réalité. En lisant les affirmations des soi-disant révisionnistes, on découvre vite qu'il y a également un procédé rhétorique qui consiste à intervertir le complément et le sujet, et, accessoirement, à substituer, à la victime, le bourreau. On pourrait parler d'inversionisme. Un autre procédé appartient à leur panoplie polémique: l'équivalence, mais mâtinée d'interversion. Ex. pour chaque atrocité nazie, les Alliés en ont commis une égale ou plus grande (exemple tiré de Deborah Lipstadt Denying the Holocaust: The Growing Assault on Truth and Memory par Thomas M. Alpert, les exemples plus bas sont de la même source).
Ce qui m'amène à formuler des réserves au sujet des mobiles des véritables révisionnistes, d'abord Allemands, notamment en ce que la démarche diminue la responsabilité de l'Allemagne: comme si la lutte contre le communisme y changeait quelque chose. D'ailleurs, pour Hitler, le marxisme était juif. L'histoire s'écrit et se réécrit graduellement, comme la science avance, avec ses ratés. Le révisionnisme, même paré de titres universitaires, reste, à mes yeux, une entreprise suspecte, quel que soit son objet.
Voici quelques-unes des affirmations des négationnistes, dans la forme que je privilégie:
Le négationniste pense que la Shoah n'a jamais eu lieu.
Le négationniste pense que les Juifs étaient les bourreaux et les Nazis les victimes
Le négationniste pense que Hitler était un pacifiste et non un belliciste
Le négationniste pense que les Alliés ont commis de plus grandes atrocités que le IIIe Reich
Le négationniste pense que le IIIe Reich a été la victime de l'agression alliée.
Bien que la formulation soit différente de celle des propos-opinions des antisémites, on y retrouve les mêmes thèmes, mêlés ici au néo-nazisme (pro-nazisme). D'ailleurs, ces thèses ont tendance à se retrouver à droite, chez d'anciens collabos, chez les antisémites (les vrais), les partisans de l'aryanisme, et autres mouvances fascistes et nationalistes. Dans la livraison suivante, j'examine les huit axiomes d'Austin App.
Complément à la liste de ceux qui participent de façon détournée au devoir de mémoire, avec les mêmes précautions invoquées auparavant (il s'y trouve cette fois des organes et organismes): A.S.F (francisme); Allard, Jean-Paul; Avanzani, Guy; Barnes, Harry Elmer; Benoist, Alain de; Bernardet, Maurice; Carrel, Alexis; Cusin, Michel; Dauvé, Gilles; De Becker, Raymond; Degrelle, Léon; Demaizière, Colette; Freund, Julien; Ghedina, Ameur; Goudet, Jacques; Haudry, Jean; Hergé; Institute for Historical Review; Jamin, Paul; Joly, Hervé; Journal of Historical Review; Ladous, Régis; Lequin, Yves; Luca (Gastaut), Charles; Lugan, Bernard; Martin, Claude; Notin, Bernard; Oeuvre Française; Pennaod, Goulven; Pigacé, Christine; Plantin, Jean; Quadruppani, Serge; Rivière, Jean-Claude; Robert, François; Rozet, Isabelle; Sidos, Pierre; Vial, Pierre; Werrie, Paul; Zind, Pierre.
Ce qui m'amène à formuler des réserves au sujet des mobiles des véritables révisionnistes, d'abord Allemands, notamment en ce que la démarche diminue la responsabilité de l'Allemagne: comme si la lutte contre le communisme y changeait quelque chose. D'ailleurs, pour Hitler, le marxisme était juif. L'histoire s'écrit et se réécrit graduellement, comme la science avance, avec ses ratés. Le révisionnisme, même paré de titres universitaires, reste, à mes yeux, une entreprise suspecte, quel que soit son objet.
Voici quelques-unes des affirmations des négationnistes, dans la forme que je privilégie:
Le négationniste pense que la Shoah n'a jamais eu lieu.
Le négationniste pense que les Juifs étaient les bourreaux et les Nazis les victimes
Le négationniste pense que Hitler était un pacifiste et non un belliciste
Le négationniste pense que les Alliés ont commis de plus grandes atrocités que le IIIe Reich
Le négationniste pense que le IIIe Reich a été la victime de l'agression alliée.
Bien que la formulation soit différente de celle des propos-opinions des antisémites, on y retrouve les mêmes thèmes, mêlés ici au néo-nazisme (pro-nazisme). D'ailleurs, ces thèses ont tendance à se retrouver à droite, chez d'anciens collabos, chez les antisémites (les vrais), les partisans de l'aryanisme, et autres mouvances fascistes et nationalistes. Dans la livraison suivante, j'examine les huit axiomes d'Austin App.
Complément à la liste de ceux qui participent de façon détournée au devoir de mémoire, avec les mêmes précautions invoquées auparavant (il s'y trouve cette fois des organes et organismes): A.S.F (francisme); Allard, Jean-Paul; Avanzani, Guy; Barnes, Harry Elmer; Benoist, Alain de; Bernardet, Maurice; Carrel, Alexis; Cusin, Michel; Dauvé, Gilles; De Becker, Raymond; Degrelle, Léon; Demaizière, Colette; Freund, Julien; Ghedina, Ameur; Goudet, Jacques; Haudry, Jean; Hergé; Institute for Historical Review; Jamin, Paul; Joly, Hervé; Journal of Historical Review; Ladous, Régis; Lequin, Yves; Luca (Gastaut), Charles; Lugan, Bernard; Martin, Claude; Notin, Bernard; Oeuvre Française; Pennaod, Goulven; Pigacé, Christine; Plantin, Jean; Quadruppani, Serge; Rivière, Jean-Claude; Robert, François; Rozet, Isabelle; Sidos, Pierre; Vial, Pierre; Werrie, Paul; Zind, Pierre.

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