Quelle pensée?
Il semble en effet que, comme le pangermanisme, le racisme-antisémitisme du IIIe Reich ait eu ses « penseurs ». Selon l'Encyclopédie Universelle Larousse (2002) - EUL -, un penseur est une « personne qui a des pensées personnelles sur les problèmes généraux, sur les questions philosophiques ». Je me proposais d'abord de transcrire la liste que j'ai établie à partir de l'analyse des origines du nazisme que propose EUL. Mais comme j'ai une réserve à formuler au sujet de Thomas Mann et de Walther Rathenau comme « précurseurs » (même démocratiques) du régime hitlérien, j'ai préféré m'attaquer aux idées des idéologies. Sans Nietsche, on compte en tout vingt noms, en plus de celui d'Hitler, qui se répartissent en trois groupes, ou idéologies: nationalisme, antisémitisme, anticommunisme.
Naturellement, une appréciation défavorable est encore considérée comme un jugement (ce par quoi on est censé se faire une opinion), mais on admettra que sur les trois piliers du nazisme deux se présentent comme une hostilité. On ne peut guère y voir une idée, pas plus qu'un concept, et encore moins l'activité de la pensée dont le but est de faire apparaître le vrai, bien que la négation ne soit pas exclue de sa démarche.
Le pangermanisme est a priori légitime - mouvement visant à regrouper sous une même autorité politique les peuples d'origine germanique, comme la première définition du nationalisme en tant que mouvement politique d'individus qui prennent conscience de former une communauté national en raison des liens (langue, culture) qui les unissent et qui peuvent vouloir se doter d'un État souverain. C'est le nationalisme de Fichte, mais la doctrine, elle, se présente comme la théorie politique qui affirme la prédominance de l'intérêt national par rapport (1) aux intérêts des classes et des groupes qui constituent la nation ou par rapport (2) aux autres nations de la communauté internationale. Ces définitions sont tirées de l'EUL. Robert en voit une troisième qui fait le lien entre les deux premières et montre qu'aucune de ces thèses ne sont étanches. C'est une exaltation du sentiment national; (un) attachement passionné à la nation à laquelle on appartient, accompagné parfois de xénophobie et d'une volonté d'isolement. Spengler prône en effet le repli sur soi (pour échapper à la civilisation sclérosante).
On constate qu'il n'y a là aucune idée: X est bon, Y est mauvais. D'ailleurs ce qui est bon est supérieur (préférable) à ce qui est mauvais et le meilleur devrait dominer. Le pangermanisme et le nationalisme allemand deviennent par glissement une théorie raciale de la supériorité germanique. La croyance se propage sous forme de préjugé, les opinions s'entrevalident et bientôt la doctrine (vision de l'univers) guide, sous forme d'idéologie le comportement collectif. On déterre les chevaliers teutoniques et le dieu Odin.
S'agit-il de pensée ou de fantasmagories? Le lien entre le sang et le sol n'est pas un concept et la haine (hostilité) n'est pas un moteur de connaissances nouvelles. Nous sommes ici plus près de la cognition au sens physiologique (PR): « Processus par lequel un organisme acquiert la conscience des événements et objets de son environnement » que de la pensée à laquelle faisait allusion Pascal. À suivre.
Naturellement, une appréciation défavorable est encore considérée comme un jugement (ce par quoi on est censé se faire une opinion), mais on admettra que sur les trois piliers du nazisme deux se présentent comme une hostilité. On ne peut guère y voir une idée, pas plus qu'un concept, et encore moins l'activité de la pensée dont le but est de faire apparaître le vrai, bien que la négation ne soit pas exclue de sa démarche.
Le pangermanisme est a priori légitime - mouvement visant à regrouper sous une même autorité politique les peuples d'origine germanique, comme la première définition du nationalisme en tant que mouvement politique d'individus qui prennent conscience de former une communauté national en raison des liens (langue, culture) qui les unissent et qui peuvent vouloir se doter d'un État souverain. C'est le nationalisme de Fichte, mais la doctrine, elle, se présente comme la théorie politique qui affirme la prédominance de l'intérêt national par rapport (1) aux intérêts des classes et des groupes qui constituent la nation ou par rapport (2) aux autres nations de la communauté internationale. Ces définitions sont tirées de l'EUL. Robert en voit une troisième qui fait le lien entre les deux premières et montre qu'aucune de ces thèses ne sont étanches. C'est une exaltation du sentiment national; (un) attachement passionné à la nation à laquelle on appartient, accompagné parfois de xénophobie et d'une volonté d'isolement. Spengler prône en effet le repli sur soi (pour échapper à la civilisation sclérosante).
On constate qu'il n'y a là aucune idée: X est bon, Y est mauvais. D'ailleurs ce qui est bon est supérieur (préférable) à ce qui est mauvais et le meilleur devrait dominer. Le pangermanisme et le nationalisme allemand deviennent par glissement une théorie raciale de la supériorité germanique. La croyance se propage sous forme de préjugé, les opinions s'entrevalident et bientôt la doctrine (vision de l'univers) guide, sous forme d'idéologie le comportement collectif. On déterre les chevaliers teutoniques et le dieu Odin.
S'agit-il de pensée ou de fantasmagories? Le lien entre le sang et le sol n'est pas un concept et la haine (hostilité) n'est pas un moteur de connaissances nouvelles. Nous sommes ici plus près de la cognition au sens physiologique (PR): « Processus par lequel un organisme acquiert la conscience des événements et objets de son environnement » que de la pensée à laquelle faisait allusion Pascal. À suivre.

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