12.1.05

Point de saturation

En admettant que je ne m'égare pas en abordant la chaleur spécifique (ou massique), je suis toujours en train de patauger dans une matière étrangère. Il s'agit de thermodynamique ou de cinétique des gaz. En admettant que la perte de température soit strictement l'inverse de l'élévation de température, et que la différence entre la chaleur spécifique du mercure (133 J/kgK - on trouve aussi la valeur 139) et celle du corps humain (moyen), 3 470 J/kgK, soient comparables entre elles, je ne suis pas sûr de mener à bien ni le calcul ni le raisonnement mathématique qui devrait en découler. Rappelons l'eau: 4 190 J/kgK. Ayons en outre une pensée pieuse pour Siple et Passel et leurs 250 mg d'eau.

La sagesse voudrait que l'on s'arrête quand on n'avance plus. Sinon, c'est le piétinement qui nous guette. Ce qui me chagrine, c'est naturellement le fait qu'il faille penser à l'envers. Ce n'est pas toujours facile, même si l'on a une tendance naturelle à partir sur une tangente ou à penser latéralement (sans oublier le coq-à-l'âne). Pour le refroidissement spécifique, la quantité de chaleur qu'il faut pour élever la temperature d'une unité de masse de 1 K (le GDEL me signale que le kelvin - K et non °K - a perdu le symbole du degré °) ne peut pas se traduire (sous 0°C ou 273,16 K) par la quantité de froid qu'il faut pour abaisser la température d'une unité de masse de 1 K. N'avais-je pas trouvé une définition où élever et abaisser cohabitait? Il semble que non. La mesure de la température se fait sans égard à ce que l'on considère comme chaud ou froid. Disons qu'avec l'effet du vent en hiver, on parlera de température (et pourquoi pas, de chaleur) négative. En fait, il risque d'y avoir confusion (comme dans mon esprit en ce moment), car la «chaleur spécifique» ne dépend pas de la température (c'est l'inverse). Peu importe.

Il y a une autre disparité. Le thermomètre ne contient pas un kg mercure, mais plutôt quelque chose de l'ordre du gramme. Et le corps humain varie entre disons 45 et 100 kg. Je ne peux même pas affirmer que cette approche soit valide, puisque le mercure se dilate ou se contracte, ce qui fait entrer le changement de phase en ligne de compte, tandis que le corps humain ne change pas de phase (même s'il contient de l'eau). Tout s'inscrit dans une durée, et la réflexion n'y échappe pas, sauf exception. Une pause ne ferait pas de mal. Et une aspirine.